mon 1er livre publié Toulouse vertigo
Youpi! Je suis toute fière. Ayant été finaliste du prix Polar VSD 2010, me voilà publiée aux Editions Les Nouveaux Auteurs. C'est un polar Toulouse vertigo que vous pouvez d'ores et déjà trouver sur internet(fnac, amazon,...). Il arrive très bientôt dans les librairies toulousaines(d'ici le 04/11). Je vous souhaite une agréable lecture! Et surtout n'hésitez pas à me laisser des commentaires....
Un antiquaire de renom sur la place toulousaine meurt assassiné. Son vase à parfum datant de l’époque hellénistique disparaît. Le commissaire Pierre Oreste veut croire à la thèse du crime crapuleux ou passionnel. Mais des morts violentes se succèdent. Ce vase paraît doté d’un pouvoir fascinant. « Objet inanimé, avez-vous donc une âme qui s’accroche à notre âme et la force d’aimer.. » Qui décline donc les vers de Lamartine en lettres de sang dans les rues de Toulouse?
Enquête prioritaire. Quelle ombre le commissaire Pierre Oreste poursuit-il de ses yeux ambrés et insomniaques ? Est-ce bien Etienne Méhul auteur compositeur mort il y a plus de deux cents ans ? Ou un fantôme plus proche ? Touché, Oreste hésite, vacille. Saura-t-il aller jusqu’au bout ?
Avec toute mon affection.
Amerique du Nord
Que nos cousins canadiens me pardonnent, je n'évoquerais ici que des auteurs USA. Quelques pistes pour qui voudrait s'aventurer d'est en ouest dans le nouveau monde...
Nous pouvons commencer par ceux qui étaient indiqués au lycée (Richard Wright, Hemingway, l'inévitable georges Orwell pour 1984,) 
s'aventurer Sur la route de Kerouac, un auteur de la beat generation
puis s'émoustiller avec Le facteur sonne toujours deux fois de MacCain (qui a oublié le film avec jack nicolson et la fameuse scéne de sexe sur la table de la cuisine!?).
Puis un petit tour vers Le monde selon Garp de John Irving et Le maître des illusions de Donna Tartt
Pour se relaxer les méninges embrasées par les émissions de télé réalité, choisir de lire, les oreillers bien remontées dans son lit, Pour en finir une bonne fois pour toutes avec la culture de Woody Allen.
et pour finir mon préféré Tennessee Williams qui a su si bien écrire la sensualité, la douleur du désir, de l'envie non assouvis (euh on est prié de sortir de l' association de pensées désir= cul, élargissons, élargissons!...), la condition du sexe humain .
Voilà, voilà, les suggestions seront les bienvenues!
Avec toute mon affection
Sénèque, au ton si juste
"Reprends possession de toi-même : le temps qui jusqu’ici t’était ravi, ou dérobé, ou que tu laissais perdre, recueille et ménage-le. Persuade-toi que la chose a lieu comme je te l’écris : il est des heures qu’on nous enlève par force, d’autres par surprise, d’autres coulent de nos mains. Or la plus honteuse perte est celle qui vient de négligence et, si tu y prends garde, la plus grande part de la vie se passe à mal faire, une grande à ne rien faire, le tout à faire autre chose que ce qu’on devrait..."
Le retour
Ben oui, dernier message daté du 25 mai, plus de 4 mois de silence!! Rien de grave, grosse fin d'année universitaire, superbes vacances, retour grincheux.
Bon là , j'ai le choix, soit j'écoute Destouches (18ème siècle, à ne pas confondre avec LF Destouches alias Céline), "les absents ont toujours tort" et je me traîne à vos pieds (pas trop quand même) ,
soit j'adhère à victor Segalen et vous déclare fermement que j'ai décidé de régner " par l'étonnant pouvoir de l'absence" .
Mais vous pourriez me rétorquer que "quand on fait trop le grand, on parait bien petit "(toujours Destouches).
Alors simplement, coucou je suis de retour!
Avec toute mon affection.
Choisir de voir les films primés à Cannes
A l’instar d’un livre écrit il y a quelques années par F.Ploton et R.Vidaling sur 30 x 30 900 projets pour les trentenaires qui énonçait le nombre incalculable de choses encore à faire, je dresse ici ma 1ère liste. C’est l’actualité qui me dicte le thème. Nous avons tous eu, lors de soirées entre copains, une discussion plus ou moins vive sur les résultats du festival de Cannes ; et chacun d’y aller de sa chanson :la palme d’or est-elle méritée, quel est son objectif social , est ce un prix qui n’intéresse que les classes socio culturelles favorisées et méprise l’âme simple , un film difficile ne peut-il être populaire, un film populaire ne peut-il être primé, le cinéma étant aussi un acte commercial, est-ce un moyen de nourrir de matières sonnantes et trébuchantes des films qui apportant quelque chose à l’art cinématographique ne serait pas abordable intellectuellement par la majorité d’entre nous ? Qui se souvient des films primés ? Waouh, heureusement qu’un bon vin accompagnait les dîners (soigner le mal de tête par le mal de tête)
Pour ce billet, j’ai fait ma petite enquête perso pour vérifier ce qu'il en restait dans ma mémoire je n’ai pas forcément vu les films à leur sortie (en raison de mon jeune âge bien sûr) ni parce qu’ils avaient obtenu un prix, mais plutôt au fil de l’eau. Et de mes découvertes, j’avais bien ou beaucoup aimé :
Apocalypse now ; le tambour (1979), l’homme de fer et quartet (1981), un dimanche à la campagne(1984), the mission(1986), sexe, mensonges et vidéo(1989), la leçon de piano(1993), pulp fiction(1994), la pianiste(2001) ; bon comme on voit il y a des trous…….
Hier soir, le cinéma récompensait ses pairs et voici la liste complète des prix2010.
Palme d'Or
"Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures", de Apichatpong Weerasethakul
Grand Prix
"Des Hommes et des Dieux", de Xavier Beauvois
Prix d'interprétation masculine
Javier Bardem, pour "Biutiful" d'Alejandro Gonzalez Inarritu
Elio Germano, pour "La Nostra Vita" de Daniele Luccheti
Prix d'interprétation féminine
Juliette Binoche, pour "Copie Conforme" d'Abbas Kiarostami
Prix du scénario
Lee Chang-Dong pour "Poetry"
Prix de la mise en scène
Mathieu Amalric, pour "Tournée"
Prix du Jury
"Un Homme qui crie", de Mahamat-Saleh Haroun
Caméra d'Or
"Ano Bisiesto", de Michael Rowe (film présenté à la Quinzaine des Réalisateurs)
Palme d'Or du court-métrage
"Chienne d'histoire", de Serge Avedikian
Prix du jury pour le court-métrage
"Micky Bader", de Frida Kempff
Alors ma 1ère liste de choses à faire sera d’aller voir et de noter ces films, sans exception….avec ou sans préjugés, avec ou sans aspirine, le tout étant d’y aller avec un compagnon qui sache placer sa main au cas où….
Avec toute mon affection
josé maria eça de queiros
La curiosité mène à tout :parfois à écouter aux portes, parfois à découvrir l'amérique.
Les terrasses de café
Pour inaugurer cette rubrique Insolite, je fais appel à votre sens de l’observation.
Objet de notre étude aujourd’hui : la bannière de mon blog. Comme vous l’avez vu, c’est un extrait d’un des tableaux de Marc Clauzade, « Les élégants à la terrasse ». Les thèmes généraux des œuvres de ce peintre sont les femmes, la mode, les brasseries, jardins, plages,… Les femmes y sont partout élégantes, d’aucuns les trouvent un brin frivoles. Monde qui rappelle les années 20-30, le temps des guinguettes, le rire, la légèreté… Voilà ! Maintenant, à vous de trouver l‘œillade coquine que vous adresse le peintre.
1er indice : vers la droite
Rien ?
2ème indice : geste osé…
Toujours rien ?
Pfuitt !!A droite, l’homme assis en bleu portant un chapeau glisse une main allègre et non moins passionnée dans la robe de sa partenaire. Main un peu trop engagée pour qu’il lui remette simplement la bretelle de soutien -gorge en place,…
Oohh décidément que j’aime les terrasses de café !
Avec toute mon affection.
Woody Allen
L'avantage d'être intelligent c'est qu'on peut passer pour un imbécile alors que l'inverse est totalement impossible.
BANC D’ESSAI
De magazines féminins à émissions de réalité, le thème est récurrent : l’homme, comment le trouver comment le garder, comment l’entretenir(en forme, autrement dit en extension), comment en retrouver un après rupture…etc… Est-ce les frimas de l’hiver qui donnent envie de blottir des pieds froids féminins-toujours contre des cuisses chaudes masculines –toujours ? Je ne sais. Multiples méthodes, multiples conseils. L’homme au banc d’essai.
Procédons logiquement, avant de s’interroger sur les nombreuses façons d’entretenir un couple et sa flamme ou de rompre en délicatesse (non franchement ce n’est pas toi, tu as tout pour rendre une femme heureuse). Il faut essayer de le trouver. Agences matrimoniales, bof, sites de rencontres, alors munies de préservatifs…Non, plutôt un truc qui colle à notre époque pressée : vite fait, peu de temps à accorder, un regard, une parole, (et que le premier qui me parle de beauté intérieure s’étouffe avec un bretzel !) on voit si l’on s’accorde, c’est le speed dating.
Ce concept a pris naissance dans les milieux juifs new yorkais, afin d’aider les femmes célibataires américaines qui avaient réussi leur vie professionnelle, disposaient de revenus aisés mais prêtaient peu de temps à l’épanouissement de leur vie privée, à trouver l’âme sœur. L’idée était simple : provoquer un maximum de rendez-vous en un minimum de temps. Des soirées de rencontre étaient organisées régulièrement dans des bars. Les candidats payaient un droit d’inscription. Quinze femmes et quinze hommes à chaque séance. Chaque femme attendait à une table individuelle, un homme s’installait en face d’elle. Ils avaient alors six minutes pour se poser des questions et faire connaissance. A la fin du temps imparti, une clochette tintait et un autre homme prenait place, ainsi de suite jusqu’à ce que les femmes aient discuté avec l’ensemble des hommes. Chaque candidat était noté, l’organisatrice relevait les fiches à la fin de la soirée, si les avis inscrits sur les fiches correspondaient, elle communiquait aux intéressés leurs coordonnées respectives. Le jeu était très codifié : toute question relative à la profession exercée ou à l’argent était bannie, comme susceptible d’engendrer des a priori.
Cette idée s’est fort bien développée en France, que dis-je, en Europe ces dernières années et a été même déclinée en speed dating copains…
Je sais, beaucoup d’entre nous au fond d’elles-mêmes imaginent encore que le prince charmant surgira au coin de la rue sur son grand destrier blanc (la Ferrari, ça le fait aussi) quand son jour serait venu et qu’il n’est nul besoin de le chercher. Mais il faut bien patienter, et par pur intérêt journalistique amateur, je décide de tenter le coup. Le plus dur, ce n’est pas de trouver le café qui organise ce type de soirée. Non, non, c’est de trouver les questions à poser qui tout à la fois nous permettent de sonder l’individu (beauté intérieure), une fois que vous vous êtes aperçu que ma foi, il avait du potentiel (beauté extérieure).
Voyons, mettons mon sens de l’organisation à l’épreuve. Deux tas de feuilles devant moi: un pour ce que j’attends d’un homme, l’autre pour les questions à poser. Exercice difficile, moi qui sait à peine répondre à la question « qui suis-je ? ».Sujets tabous : ni profession, ni argent.
-Qu’attend-on d’un compagnon ? Jeune femme imparfaite, aimant la pluie, le soleil et le vent cherche homme parfait, riche, ayant donjon, laquais, lavandière, cuisinier, tout à la fois protecteur et féministe, orphelin, expérience au lit mais sans trop, sachant la fermer quand j’ai raison.
Non, ça sent trop la crise à plein nez. Uniquement se concentrer sur des questions susceptibles en six minutes de cerner un individu.
-Habitez-vous T……..? Non, ma poule, je n’habite pas cette ville, j’ai parcouru mille kilomètres pour atterrir dans un café complètement inconnu, parce que mon horoscope m’avait indiqué que je trouverais mon âme sœur à ce numéro de rue ! Tout à fait idiot.
-Etes-vous marié ? L’avez-vous été ? En réalité chérie, je viens me soumettre à des questions sans intérêt auxquelles je n’arrive même pas à répondre à la maison, en souhaitant ressortir avec une future maîtresse déjà échauffée, dont la chevelure croulerait sur mon épaule droite, en espérant qu’elle ait d’autres compétences que le crochet. Adepte de la satisfaction immédiate, je préfère m’emmerder quinze fois six minutes en espérant emballer le plus vite possible. Ou, version trash, méchant Barbe Bleu, j’ai déjà été marié sept fois, et je t’imagine tendrement en huitième cadavre.
-Quels sont vos plats préférés ? S’il me répond le feuilleté aux langoustes ou le filet mignon de porc à l’orange, je suis mal partie, d’abord, parce que les langoustes, je les mange plutôt grillées et à la fréquence d’une fois tous les dix ans, ensuite, parce que rayon cuisine, je prépare plus les coquillettes à la poussière que les plats mijotés.
-L’année de la victoire de Charles Martel sur les Infidèles à Poitiers, le nom du bâtisseur du canal qui relie la Méditerranée à la Mer Rouge, le champion du ski de bosses aux derniers jeux olympiques ? Tu te crois en train de jouer au Trivial Pursuit ?
L’essentiel n’est pas là, l’essentiel est ailleurs. Eviter de transformer l’entrevue en sondage : passer sur le nombre d’enfants et la place du féminisme. Cerner l’individu, cerner ce qu’il est de particulier, ce qu’il pourrait m’apporter dans ma vie de merde.
-Que faites-vous les jours de pluie ? Je m’en fous, tant que ce n’est pas avec moi !
-Etes-vous capable, en faisant taire votre orgueil, de dépendance affective, de vous laisser happer par ce sentiment agaçant et insidieux, de vous laisser emplir par ce fourmillement et de l’avouer ? …..Euh, trop éloigné du cerveau masculin ?
Si je m’inspirais à la fois de l’inventaire de Prévert, du questionnaire de Marcel Proust, et de l’association des mots (je t’en dis un, hop, tu y associes quoi ?) Mettre au point une liste de mots susceptibles de révéler les fondements de leur personnalité.
Sensualité
Confiance
Confidence
Chaleur
Sentiment
Pluie
Peur.
Solitude.
Naissance.
Renaissance.
Tentation.
Deux heures plus tard, j’avais abouti à quelques questions que je jugeais honorables. Il était temps, j’allais être en retard. Une jolie robe (pour faire une enquête, on n’en est pas moins femme), les mots inscrits en feu dans le cerveau, je prends le bus et me trouve à vingt heures devant le café.
Les candidats sont tous arrivés, l’ambiance est bon enfant, bien que je sente les participants un peu tendus. L’organisateur nous donne les consignes et nous désigne notre table.
Je m’assieds, le premier homme me rejoint. Bof. Euh, finalement les questions d’état civil ou de sondage téléphonique (en termes de design, vous préférez votre micro ondes rouge basque ou aluminium ?) peuvent être brusquement d’un grand secours.
Ah, enfin, le troisième. Comme dirait La Fontaine, si votre beauté intérieure vaut votre attrait extérieur, vous êtes le phénix de ces bois !
La gorge sèche, une boule dans l’estomac et les aisselles embuées, je me lance :
- Faites-vous l’amour avec émotion ?
sainte beuve
Vieillir est ennuyeux, mais c'est le seul moyen que l'on ait trouvé de vivre longtemps.

